Description du site :
Une teinturerie s'est installée au coeur de la ville de Riotord en 1870. Cette entreprise qui a compté jusqu'à 200 salariés a vécu au rythme des aléas du marché du textile. Dans les années 1960-1970, période d'expansion, elle s'était agrandie et un bâtiment de 800 m2 a été construit. Positionnée sur le secteur des bâches et imperméables destinés à l'armée, elle a ensuite vu son activité régresser. La concurence des pays asiatiques a porté un coup fatal à son activité. Malgré une relance éphémère en 1993, à la suite d'une mise en liquidation judiciaire, avec l'impression à façon de tissus réalisés avec un effectif réduit, la Manufacture Textile de Riotord n'a pu maintenir son activité. Par jugement du tribunal de commerce du puy du 19/10/2001, la liquidation judiciaire de la société a été prononcée, privant d'emploi les 44 ouvriers restants. Maître JL Réau avait été désigné en tant que liquidateur judiciaire. Aujourd'hui, la MTR est une friche industrielle entourée de maisons d'habitation. Le site est en partie délabré mais entièrement clôturé. Il est longé par la rivière la Dunière, dans laquelle étaient rejetés les effluents usés de l'entreprise. Ce mode de déversement, sans traitement préalable a constitué la principale atteinte à l'environnement et a fait l'objet de plusieurs actions de la part de l'Administration.
Description qualitative à la date du 11/04/2007 :
Les activités de teintures et d'impression sont génératrices d'effluents liquides, leur rejet dans le milieu doit etre précédé d'un traitement physico-chimique adapté. La nouvelle société consolidée en 1993 a été contrainte de mettre en oeuvre selon les prescriptions d'un arrêté préfectoral du 30/10/1997,un plan d'actions visant à réduire les débits des rejets et en final à installer une station d'épuration. Cette ultime étape n'a pu être réalisée.
Il a été demandé au liquidateur de procéder à la déclaration de cession d'activité de l'entreprise, de faire établir un diagnostic des sols et de faire évacuer les 10 m3 de teintures, produits chimiques divers et matériaux de toutes sortes répartis sur le site. Deux arrêtés de mise en demeure ont été signés le 13 juillet 2005, en ce sens. Compte tenu de la vétusté des locaux, une reprise de l'activité sur ce site qui couvre 7 000 m2 parait improbable. La DRIRE est en attente des résultats du diagnostic des sols. Les déchets ont été enlevés dans le courant de l'année 2006. Une visite de contrôle du 21/09/06 a permis de vérifier qu'il ne retait plus de produits sur le site. Un arrêté de consignation du 16 mars 2007 a prescrit la consignation d'une somme de 20 000€ pour la réalisation d'une étude de sols.