Description du site :
L'histoire de l'usine d'Auboué est très étroitement liée à celle de la mine de fer. La mine a été exploitée à partir de 1901. En 1903 et 1904 deux hauts-fourneaux ont été construits puis un troisième en 1911.
Un ancien bras de l'Orne a été comblé par un crassier. La mine a été fermée en 1948 et l'usine en 1966.
Ce site est implanté le long de l'Orne sur une surface d'environ 40 hectares. Les flancs de la vallée sont boisés, les environs immédiats de cette friche sont urbanisés.
De nouvelles entreprises se sont installées dans certains des anciens bâtiments de l'usine.
Les terrains sont recouverts de remblais constitués principalement de laitier de hauts-fourneaux sur une épaisseur de 8 à 10 mètres. Le sous-sol est constitué de calcaire sur une épaisseur de 95 m puis de marnes sur une hauteur de 15 m et en dessous la couche des calcaires ferrifères où circule la nappe des travaux miniers.
Au droit du site, il existe un captage d'alimentation en eau potable dans la nappe des travaux miniers. Ce captage, qui n'est par utilisé actuellement, n'est pas autorisé par la DDASS.
Aucun autre captage et utilisation connue des eaux superficielles de l'Orne n'ont été recensés dans un rayon de 5 km autour du site.
Le crassier est en cours d'exploitation par la SLAG. Il a notamment été utilisé pour la réalisation de la voie TGV Est. Il reste environ 3 millions de tonnes de laitier à exploiter.
Description qualitative à la date du 08/07/2008 :
L' Evaluation Simplifiée des Risques a été remise par BAIL INDUSTRIE à la DRIRE, le 10 décembre 2002. Au cours de l'étude historique du site, 14 zones susceptibles d'avoir été polluées par des activités passées ont été identifiées, des prélèvements et analyses de sols ont été réalisées dans ces secteurs délimités.
Après analyses, 9 sources de pollutions ont été confirmées:
- crassier : Zn, Pb
- briqueterie: Cu, Zn, Pb
- tas de poussières: As, Zn , Pb
- transformateurs: PCB
- halle à coke: cyanures
- Ateliers mécaniques: hydrocarbures
- dépoussiérage: Zn, Hydrocarbures, cyanures
- hauts-fourneaux: Zn
- bassin à boues: Zn, Pb, Hydrocarbures, cyanures.
Une ESR a été réalisée pour toutes ces sources et pour les milieux suivants: eaux souterraines, eaux superficielles et sols.
Le site est classé en 1, nécessitant des investigations approfondies, pour les eaux souterraines, le classement est dû à la présence d'hydrocarbures au niveau des anciens ateliers.
Le site est classé en 2, nécessitant des mesures de surveillance pour les eaux superficielles, le classement est dû à la présence d'hydrocarbures au niveau des anciens ateliers.
Le site est classé en 2, nécessitant des mesures de surveillance pour les sols, le classement est dû au tas de poussières, à la zone du dépoussiérage et du bassin à boues.
Le dispositif de surveillance des eaux souterraines, mis en place avant l'étude, doit être maintenu.
L'ESR a été réalisée en tenant compte du captage AEP, celui-ci ne pourra être remis en service sans étude préalable.
La surveillance des eaux souterraines a été prescrite par arrêté préfectoral du 22 juin 2004.
L'AP du 11 août 2006 impose une nouvelle surveillance des eaux permettant de suivre l'impact du site sidérurigique sur les eaux de surface, la nappe alluviale et la nappe des travaux miniers.
Des investigations menées sur les poussières ont démontré que ces dernières respectaient les seuils de l'arrêté ministériel relatif déchets intertes (dossier reçu le 4 avril 2007).
Des investigations complémentaires seront menées sur le bassin à boues.
L'étude détaillée des risques pour les eaux souterraines réalisée pour la cokerie de Homécourt et étendue au site de Auboué (pour des raisons de connexité des sites et d'impact sur la meme nappe) démontrent que les 2 nappes en présence (nappe du bajocien et nappe des travaux miniers (aalénien)) sont impactées par les anciennes activités. L'exploitation du captage AEP non autorisée présente donc un risque, d'autant qu'un pompage pourrait modifier la relative stabilité des polluants de la nappe des travaux miniers.
L'étude hydrogéologique remise en mars 2007 montre que le suivi des eaux superficielles et souterraines doit être continué. Il est proposé par le bureau d'étude, que compte tenu des voies de transfert identifiées et des cibles potentielles retenues, que le suivi soit réalisé au droit du puits de pompage de captage d'Auboué et en 3 points de l'Orne. PZ 3 doit être comblé.
Les analyses portant sur les eaux souterraines de décembre 2007 montrent que les eaux souterraines présentent des teneurs compatibles avec les seuils de qualité des eaux superficielles utilisées ou destinées à être utilisées pour la production d'eau pour la consommation humaine. En regard des précédents contrôles, les niveaux piézométriques de la nappe des Calcaires à Polypiers et de la nappe alluviale sont en hausse par rapport à la dernière campagne, les teneurs en sulfates sont en nette baisse et nickel, mercure, cyanures totaux et hycrocarbures totaux ne sont pas détectés dans les eaux souterraines. Cette non détection était déjà trouvé lors des analyses de juillet 2007 portant sur les eaux souterraines et superficielles (non détection Hg, CNT, HCT).
Par arrêté préfectoral du 31 janvier 2008, un diagnostic de l'état des sols au regard d'une contamination au plomb qui serait susceptible de poser un problème sanitaire est prescrit.