Description du site :
Mine de fer, lavoirs à minerai, et forge exploitée depuis le 16 ème siècle et au 19 ème siècle un Haut-fourneau a été construit et exploité jusqu'en 1939.
Au début du 20 éme siècle le site comprenait un carreau de mine, une briquerie, un concasseur à minerai,un haut-fourneau, une remise à locomotives,une centrale électrique et à vapeur, une poudrière et des batiments annexes. Ces installations appartenaient à la société LORRAINE-ESCAUT puis à USINOR.
La mine de fer a été exploitéee jusqu'en 1962.
Les superstructures en béton ont été démolies, mais les parties enterrées, telles que les murs de soutènement, les remblais et la plate-forme, ont été laissées sur place.
Description qualitative à la date du 24/07/2008 :
Evaluation Simplifiée des Risques remise à la DRIRE le 15 mars 2002, site classé 2, à surveiller, pour son impact sur les eaux souterraines et classé 1 , nécessitant des investigations complèmentaire , au niveau du sol pour une zone limitée (présence de HAP et d'arsenic).
La surveillance des eaux souterraines est prescrite par arrêté préfectoral du 18 novembre 2002.
Cet arrêté impose également le traitement de la zone polluée par des HAP.
Par courrier du 16 janvier 2007, AREF fournit un extrait de l'état de connaissance du fond géochimique lorrain à l'inspection des installations classées. Les teneurs en As mesurées sur la friche en 2000 sont du même ordre que celles du fond géochimique de la région.
Courant 2003, 1680 tonnes de terre polluées par des HAP ont été évacuées pour être traiter par désorption thermique hors du site (la zone correspondait à un batiment dédié à des activités de recherche d'enrichissement de minerai). Le traitement a été réalisé par Deep Green sur le site d'Homécourt. La terre dépolluée est restée sur ce site au niveau de la zone M.
Suite à la visite du 27 octobre 2005, il s'avère que BI n'est plus propriétaire (l'ensemble de la friche a été cédé à la CCAL en novembre 2003). La zone recherche a été excavée (afin d'éliminer les HAP) et remblayée par des matériaux suite à la pose d'une canalisation par la CCAL. Des prélèvements ont été réalisés pour vérifier l'innocuité de ces matériaux.
Le 15 mars 2006, il est demandé à l'exploitant des détails sur les travaux et l'analyse de la poche d'HAP et le bilan global des travaux post ESR et bilan état des sols.
Par courrier du 2 mars 2007, il est prouvé par les analyses confiées au LCDI que les matériaux utilisés ne comportent pas de substances analysées supérieures aux VDSS.
Suite à la visite du 29 mars 2007 l'emplacement des anciens transformateurs de la centrale de pompage d'eau est mis en évidence. Les transformateurs ont été évacués, les documents relatifs à la destruction sont demandés, ainsi que des précisions sur la présence ou non de PCB. Dès réception de ces documents, un rapport sera fait au préfet indiquant que tous les travaux demandés par AP ont été réalisés et que le site est mis en sécurité. Le suivi des eaux souterraines montre un pic de HAP depuis un cycle hydrogéologique consécutif très probablement aux travaux réalisés. Ceci reste à vérifier au travaers des analyses suivantes.
Les prélèvements et les analyses des eaux de la nappe phréatique, réalisés en décembre 2007 montrent essentiellement la persistance d'une anomalie en HAP au niveau du piézomètre PZ2 localisé à l'aval du site.
La teneur observée en décembre 2007 est supérieure à la limite de qualité des eaux douces superficielles utilisées ou destinées à être utilisées pour la production d'eau destinée à la consommation humaine. Elle reste cependant dans la fourchette basse des teneurs enregistrées sur ce point de contrôle depuis 2004.