Description du site :
Installation de laminage d'acier, train à fil, dont l'exploitation a cessé le 31 décembre 1998.
Le site de l'ancien train à fil, d'une superficie de 8.2 ha, est localisé au nord de la commune d'Herserange. Il est situé dans la vallée de la Moulaine en zone non inondable.
Le train à fil a été construit en 1961 sur d'anciens bassins à boues de Hauts-fourneaux. La rivière Moulaine traverse le site en canalisation souterraine.
Plusieurs captages utilisés pour l'alimentation en eau potable, ont été recensés autour du site, tous se situent en amont hydraulique du site ou dans des aquifères qui ne sont pas en relation avec la nappe s'écoulant sous le site.
Description qualitative à la date du 24/07/2008 :
Sur proposition de La DRIRE, l'arrêté préfectoral n°1999-417 du 7 juin 1999, préscrit à Bail Industrie, représentant le dernier exploitant, la remise en état du site. Etude diagnostic et propositions de surveillance des eaux rendues en septembre 1999.
En janvier 2000 Bail Industrie a procédé:
-à la mise en sécurité du site et sa clôture,
-au nettoyage des bassins,
-au traitement des graisses et huiles,
-à la mise en place d'un plan de surveillance des eaux de la nappe et superficielles.
Une Evaluation Simplifiée des Risques a été réalisée sur le site en juin 2002, puis complétée en novembre 2002 afin de prendre en considération les impacts sur la Moulaine canalisée.
Le site est classé 3.
Toutefois cette étude doit être complétée afin de prendre en considération les sources potentielles de pollution que constituent l’atelier Morgoil, la zone de préparation et découpage des billettes et l’ancien stockage de couronnes, zones qui n'ont pas été initialement prises en compte en raison de difficultés de prélèvements.
Le 14 novembre 2003, lors de travaux réalisés pour l'installation d'une conduite d'alimentation d'eau à proximité du site, un engin de terrassement a heurté un transformateur et a percé l'enveloppe occasionnant une fuite du liquide sur le sol. Les avaloirs permettant l'évacuation des eaux pluviales ont été obstrués afin d'empêcher la diffusion de l'huile dans les réseaux et dans la Moulaine, l'huile répandue a été récupérée ainsi que les terres souillées pour être dirigées vers un centre de traitement. Après analyse, il ressort que l'huile contenue dans le transformateur renfermait 227 ppm de PCB. Le volume d'huile déversée est estimé à 3 m3. Le nettoyage du site, le traitement des déchets et la réalisation d'analyses visant à vérifier la dépollution du site ont été prescrites à l'encontre de l'exploitant par arrêté préfectoral d'urgence le 19 novembre 2003.
Une superficie de 350 m2 a été décapée, soit environ 20 tonnes de terres souillées, ces terres ont été dirigées vers un centre de traitement. Les analyses d'eaux souterraines réalisées ont montré l'absence de contamination de la nappe.
Travaux deuxième semestre 2007. Suite à une visite du site en 2006, l'exploitant à réaliser des travaux complémentaires de nettoyage des caves, des réseaux d'eaux huileuses de l'atelier MORGOIL de la zone de stockage des billettes et de l'hydrocyclone. Les travaux ont abouti à l'évacuation de 552 tonnes de déchets divers (eau, huiles, eau huileuse et poussière).
Le site nécessite une surveillance des eaux souterraines et superficielles. Cette surveillance est réalisée de façon indirecte car l'ancienne usine de Moulaine se situe à l'amont du Train à fil et l'ancienne centrale d'Herserange, SIH-COS, est immédiatement à l'aval du site. Toutefois, il semblerait que le piézomètre situé en amont du COS-SIH d’Herserange ne soit pas représentatif de l’aval du Train à Fil. De plus, la Moulaine n’est aérienne qu’au-delà du site de la STUL.
Une surveillance doit donc être mise en place dans le cadre du plan global de surveillance de la vallée de la Chiers.
Synthèse du rapport de l’inspection des installations classées en date du 30 avril 2008 :
La Société Arcelor Real Estate France a transmis les documents justifiant les travaux de nettoyage des bassins de décantation, ainsi que les plans des réseaux d’eaux. La remise en état du site ainsi que les nettoyages effectués permettent de certifier que les eaux souterraines pompées (pour éviter un ennoyage des caves) ne sont pas susceptibles d’être polluées par des huiles. Les résultats des analyses sur les matériaux réfractaires démontrent leur caractère inerte. La majeure partie de ces matériaux a été évacuée et est aujourd’hui entreposée dans l’ancienne usine de la Société du Train Universel de Longwy à Herserange.
Enfin, le dossier de remise en état présente les restrictions d’usage qui seront appliquées au site au travers de l’acte de vente remis à l’acquéreur de ce site.
L’ensemble de ces éléments sont jugés probants et permettent de conclure sur la remise en état correcte du site du train à fil d’Herserange.
En ce qui concerne la surveillance des eaux souterraines, il apparaît, suite à l’ESR de novembre 2002, réalisée par LECES pour le compte de BAIL INDUSTRIE, que ce site nécessite une surveillance des eaux souterraines et superficielles en aval (l’amont étant équivalent à l’aval du crassier de HAUCOURT-MOULAINE). La Société Arcelor Real Estate France envisage de mettre en place une surveillance globale de l’impact de l’ensemble des anciens sites industriels sur les eaux souterraines et superficiels de la région de LONGWY afin de suivre avec cohérence les sources potentielles de pollution et les cibles (captage ou population).Néanmoins, cette surveillance globale qui peut s’avérer être une réponse à la surveillance nécessaire de l’incidence du site du Train à Fil de’HERSERANGE sur les eaux n’est, à ce jour, pas finalisée. Dans le cadre du procès-verbal de récolement il est proposé de prescrire à la Société SOGEPASS la surveillance de l’impact sur les eaux souterraines et superficielles du site par arrêté préfectoral.