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Base de données BASOL sur les sites et sols pollués
(ou potentiellement pollués) appelant
une action des pouvoirs publics, à titre préventif ou curatif

Région : LORRAINE
Département : 54
Site numéro : 96
Date de création de la fiche ou de sa dernière mise à jour : 30/07/2010
Auteur de la qualification : DRIRE (GS MTL)

Localisation et identification du site
Nom usuel du site : EUROPIPE France

Localisation  :
Commune : JOEUF
Code postal : - Code INSEE : 54280

Affichage cartographique :
BASIAS - GEOSIGNAL
Coordonnées Lambert X : 869061   Y : 2476778
Référentiel : LAMBERT II ETENDU
Précision : ADRESSE (RUE)   
Adresse :
                  Lieu-dit :

Responsable(s) actuel(s) du site : EXPLOITANT (si ICPE ancienne dont l'exploitant existe encore ou ICPE en activité)

Nom : EUROPIPE
   il s'agit DU DERNIER EXPLOITANT

La qualité du responsable :
PERSONNE MORALE PRIVEE


Propriétaire(s) du site :

Nom Qualité Coordonnées
EUROPIPE PERSONNE MORALE PRIVEE


Caractérisation du site

Description du site :
L'activité de fabrication de tubes en acier soudés a débuté sur ce site en 1972.
La production a cessé en 2003.
La site d'une superficie d'environ 20 hectares est implanté dans la vallée de l'Orne. Le bâtiment principal couvre une superficie d'environ 4,5 ha.
Le site est construit sur des remblais constitués de laitiers et de mâchefers d'origine sidérurgique. Le terrain naturel repose sur des alluvions récentes de l'Orne. La nappe alluviale s'écoule entre 3 et 5 m de profondeur au droit du site.
Le captage d'alimentation en eau potable le plus proche est implanté à 300 m en amont du site.

 

Description qualitative à la date du 30/07/2010 :
Suite à la cessation d'activité, compte tenu de la nature des activités exercées, une ESR a été precrite par arrêté préfectoral du 15 mars 2004.
Cette étude, remise en juin 2004, rangeait le site en classe 2, à surveiller, pour son impact vis-à-vis des eaux souterraines.
En ce qui concerne les sols, les concentrations en polluants détectés étaient inférieures aux VCI non sensibles. Des traces de benzo(a)pyrène et de PCB ont également été détectées dans les sols.
Les sondages de sol effectués démontraient par ailleurs la présence de métaux lourds dans les remblais constituant le sol du site (Arsenic, Baryum, Chrome ,Cuivre, Mercure, Plomb et Vanadium).

Lors de la visite du 1er février 2005 il a été constaté que les opérations de démantèlement des machines, de nettoyage des sols et d'enlèvement des déchets et résidus du site prévues dans le dossier de cessation d'activité ont été réalisées.
Des investigations complémentaires devaient toutefois être réalisées au droit des anciennes fosses d'une des deux unités de chanfreinage compte tenu de la suspiscion d'infiltration d'huiles.

La visite du 27 avril 2006 a révélé que les investigations complémentaires ont amené à traiter et évacuer des sols contaminés par des hydraocarbures sur les anciens secteurs chanfreinage, radiographie, utilités, T5, presses et compresseurs.

Suite à la réalisation de ces travaux, le site peut être considéré comme mis en sécurité conformément aux travaux décrits dans le dossier de cessation d'activité. En outre, l'état des sols est compatible avec un usage industriel.
Toutefois compte tenu de la présence d'éléments résiduels susceptibles d'impacter les eaux souterraines une surveillance devait être maintenue.
Cette surveillance a été imposée par arrêté préfectoral du 28 juillet 2006 qui imposait, sur 4 piézomètres, l’analyse semestrielle de la profondeur du toit de la nappe, du pH, des HC totaux, des HAP, des métaux et des PCB.

En début d'année 2010, sur la base des résultats du bilan quadriennal, l'exploitant sollicite l'arrêt de la surveillance des eaux souterraines. Toutefois, les éléments figurant dans le dossier transmis par l’exploitant ne permettent pas de conclure précisément sur l’éventuel impact de ce site sur les eaux souterraines (surveillance réalisée de façon incomplète, situation incertaine de certaines piézomètres en amont/aval, arsenic et naphtalène détectés au droit d'un des ouvrages...).

Aussi, la poursuite du suivi des eaux souterraines a été imposée par arrêté préfectoral du 6 juillet 2010 (arsenic et les HAP sur 3 piézomètres - 1 en amont et 2 en aval).





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