Description du site :
Cette usine fabrique des transformateurs électriques depuis 1971, le pyralène y a été employé jusqu'en 1986.
En 1986 une contamination des eaux superficielles a été détectée dans le ruisseau le Pinsonrue et dans une gravière voisine. Cette usine n'a subi aucun accident majeur, la pollution est due à l'accumulation dans le temps, au droit du site, d'égouttures liées aux manipulations de quantités importantes de PCB, plusieurs tonnes par jour. Les réseaux de l'usine ont été nettoyés et étanchéifiés. 6 piézomètres ont été implantés pour surveiller la qualité des eaux souterraines. Depuis 1993 aucune pollution n'a été détectée, la teneur en PCB des eaux souterraines était inférieure à 0,5 µg/litre.
Description qualitative à la date du 26/06/2008 :
Le 12 septembre 2003, Le Directeur de l'usine France-Transfo a averti la DRIRE de la détection, dans le cadre de la surveillance des eaux souterraines, d'une pollution de la nappe par des PCB. Immédiatement la Mosellane des eaux qui exploite la ligne de captage d'Hauconcourt, située à 2 km en aval du site, alimentant l'agglomération messine, a été averti et les captages ont été arrêtés. Les analyses réalisées sur les captages montrent qu'il n'y a pas de contamination par les PCB.
Des piézomètres sont implantés entre l'usine France-Transfo et les captages afin de détecter une éventuelle migration des PCB. Les puits ont été remis en service.Des études actuellement ont été menées pour cerner précisément et traiter la pollution.
A ce jour, les causes de remobilisation de cette contamination ancienne ne sont pas expliquées, la sécheresse figure parmi les hypothèses.
Ce cas témoigne de la nécessité de maintenir la surveillance des eaux souterraines même pour des pollutions anciennes.
Des mesures de surveillance des eaux de la nappe est des gravières située à proximité du site ont été precrites par arrêté préfectoral d'urgence du 24/09/2003.
6 nouveaux piézomètres ont été implantés en aval hydraulique en limite du site France-transfo, 6 autres piézomètres ont été implantés à l'extérieur du site entre l'usine et la ligne de captages d'Hauconcourt. Toutes les analyses réalisées sur ces nouveaux piézomètres et dans les gravières environnantes ont montré l'absence d'une contamination des eaux par des PCBs en dehors du site.
48 sondages de sols ont été également réalisés, les analyses montrent l'existence d'une zone contaminée par des PCBs sous le bâtiment, cette pollution est toutefois limitée aux couches superficielles du sol, remblais, et n'atteint pas le la nappe.
Suites aux différentes études menées sur le site, des travaux de dépollution ont été prescrits par arrêté préfectoral du 22 juin 2004, imposant l'excavation des remblais souillés par les PCB et la dépollution de la nappe par pompage.
En janvier et février 2005, 1052 tonnes de terres contaminées par des PCB ont été excavées sur un secteur délimité au nord du site, la quantité de PCB extrait est estimée à 1400 kg. Les terres contaminées ont été dirigées vers un centre de traitement.
En août 2004, un dispositif de dépollution de la nappe a été mis en place, il est composé de 13 puits de pompage, l'eau puisée dans la nappe est dirigée vers des tambours oléophiles qui séparent l'huile de l'eau. Ainsi au 2 novembre 2005, 11.6 m3 d'huile contaminée par des PCB ont été extraits de la nappe. Le dispositif sera maintenu jusqu'à épuisement de la pollution.
Le suivi mensuel de la qualité des eaux de la nappe en dehors du site a toujours confirmé l'absence de contamination des eaux souterraines en dehors du site au droit des zones contaminées. Ceci s'explique par faible solubilité des PCBs et leur viscosité.
Le rapport des travaux de réhabilitation et des mesures de surveillance de mars 2008 conclue que les nouvelles implantations des dispositifs d'écrémage ont permis d'améliorer le rendement d'extraction ainsi qu'une diminution des épaisseurs d'huile au droit de la lentielle à l'exception des anciens ouvrages d'extraction qui subissent une réalimentation. Le déplacement des écrémeurs a entraîné une augmentation de l'épaisseur d'huile et une dégradation de la qualité des eaux souterraines au mois de mai 2007, confirmant la nécessité de poursuivre les opérations. Au niveau du suivi des eaux, la qualité globale de la nappe s'améliore en 2007 par rapport à 2006 à l'exception de certains ouvrages (Pz5bis, Pz11 et Pz13) où un changement du sens d'écoulement est intervenu pendant le turnover des installations d'écrémage. Les concentrations en PCB restent inférieures à celles ayant déclenchées l'AP d'urgence et ce depuis 2003. Sur les ouvrages situés à l'aval du site, les concentrations en PCB sont inférieures à la limite de quantification excepté sur Pz19. Ce dernier est sans doute influencé par les eaux superficielles. Cette incertitude pourra être levée lors des prochaines campagnes de suivis. Aucune trace de PCB n'est observée sur les gravières ni à la station de Hauconcourt. Les concentrations observées sur le ruisseau du Pinsonrue et sur celui de Fèves sont régulièrement supérieures à la limite de quantification.