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Base de données BASOL sur les sites et sols pollués
(ou potentiellement pollués) appelant
une action des pouvoirs publics, à titre préventif ou curatif

Région : LORRAINE
Département : 57
Site numéro : 25
Date de création de la fiche ou de sa dernière mise à jour : 12/09/2008
Auteur de la qualification : DRIRE (GS de METZ-THIONVILLE LONGWY)

Localisation et identification du site
Nom usuel du site : Chantier SLR

Localisation  :
Commune : BASSE HAM
Code postal : 57970 - Code INSEE : 57287

Affichage cartographique :
BASIAS - GEOSIGNAL
Coordonnées Lambert X : 883442,23   Y : 2494120,19
Référentiel : LAMBERT II ETENDU
Précision : COMMUNE (CENTRE)   
Adresse :
                  Lieu-dit : Maes et Maes auf Langlangt

Responsable(s) actuel(s) du site : EXPLOITANT (si ICPE ancienne dont l'exploitant existe encore ou ICPE en activité)

Nom : SLR
   il s'agit DU DERNIER EXPLOITANT

La qualité du responsable :
PERSONNE MORALE PRIVEE


Propriétaire(s) du site :

Nom Qualité Coordonnées


Caractérisation du site

Description du site :
La Société Lorraine de Revalorisation (SLR) a développé son activité de traitement de résidus ferreux sur ce site à Basse Ham.
Chantier en plaine alluviale, en rive droite de la Moselle, où pendant plus de 30 ans, ont été stockés machefers, laitiers, oxydes, alumine, dolomie,boues de traitements de surface et crasses d'aciérie

 

Description qualitative à la date du 12/09/2008 :
Une Evaluation Simplifiée des Risques (ESR) a été réalisée, cette étude sommaire ne permettait pas de conclure et des investigations complémentaires étaient nécessaires.
Dans l'attente, 6 piézomètres ont été installés afin de surveiller l'impact du site sur les eaux souterraines.
Suite à l'ESR une étude détaillée des risques, EDR, a été réalisée et a mis en évidence sur certains paramètres un impact significatif du site sur l'environnement notamment sur les eaux souterraines circulant au droit du site mais aucun impact significatif n'a été constaté en dehors du périmètre SLR.
Une analyse critique de l'EDR a été demandée par la DRIRE au BRGM sur crédits publics.
Les études menées concluent à la nécessité de mettre en œuvre des mesures de surveillance et de restrictions d'usage du site et des gravières alentours. Des travaux de dépollution du sol et sous-sol et la réalisation d'un confinement avec pompage pour maintenir l'aquifère du site en dépression devront être réalisés.
Ces mesures ont été prescrites par arrêté préfectoral du 30 juillet 2002. Cet arrêté fait actuellement l'objet d'un recours déposé devant le tribunal administratif de Strasbourg. Un expert a été désigné par le tribunal afin de se prononcer sur l'opportunité des mesures prescrites.
L'aménagement d'un port fluvial de loisirs est projeté sur ce site.
En novembre 2005, la SLR a fait une nouvelle proposition de remise en état du site. L'exploitant se propose de recouvrir le site afin de limiter les infiltrations, mais ne prévoit pas la mise en place d'une barrière hydraulique.
Ce projet est actuellement examiné sur le plan technique par la DRIRE.

AP du 05/07/2004 : prescription pour réaliser l'étape B du diagnostic initial et une ESR. Des travaux de dépollution aux HCT et un suivi des eaux souterraines sont à réaliser.

Le projet de réhabilitation a fait l'objet d'un rapport Antea en mars 2005. Les conclusions sont les suivantes. La mise en place d'une couverture en matériaux inertes permettra de supprimer tout contact humain avec les remblais et favorisera une bonne intégration paysagère du site. La mise en place d'une couverture permettra dans un premier temps de supprimer les ruissellements en contact avec les remblais actuels et donc de supprimer également la dispersion de particules vers les plans d'eaux voisins. Les calculs réalisés montrent que l'ont peut réduire de près de 40% le flux qui s'infiltre actuellement en mettant en oeuvre une couverture constituée de 1m de limon compacté de perméabilité inférieure à 1.10^-5 m/s. Pour diminuer encore plus l'infiltration, il faudrait passer par des solutions plus coûteuses : apport d'argile ou utilisation de géomembrane.
Compte tenu du faible impact du site sur l'environnement, il est proposé de :
1. mettre en place la couverture précitée,
2. suivre la qualité des eaux dans les gravièes et PZ périphériques et au sein du massif (conserver PZ11). Dans la mesure où il n'y a pas de captage AEP au droit du site, le respect des critères de qualité d'eau brute potabilisable et proche de la qualité baignade et pêche apparaît suffisant.
Par ailleurs il n'est pas nécessaire de rabattre et de traiter les eaux intérieures au site car celles ci sont confinées.
Si le régime de la nappe venait à changer, de nouvelles analyses des eaux des étangs seraient à réaliser.

AP du 08/06/2006 : prescription pour l'identification et l'évacuation des produits et la remise du mémoire de remise en état du site.

AP du 04/12/2006 : prescription pour compléter l'ESR et éliminer ou décontaminer le transformateur.

Les conclusions du diagnostic gaz et de l'évaluation quantitative des risques sanitaires d'avril 2008 sont les suivantes. Les risques toxiques et cancérigènes liés à l'inhalation de composés volatils sous forme gazeuse à l'intérieur d'un bâtiment sans sous sol sont acceptables au sens de la circulaire du 8 février 2007 pour les adultes comme les enfants après recouvrement de la zone par une couche de matériaux inertes bien que les hypothèses prises en compte dans les calculs soient majorantes. Une incertitude pèse toutefois sur les résultats du calcul de risque du fait du niveau élevé de la nappe qui a pu perturber les prélèvements de agz du sol et donc sous estimer les risques sanitaires.
Au vu de ces seuls résultats, l'usage récréatif du site tel que prévu dans le projet "Porte de France - Thionville" est compatible avec la qualité des sols pour les risques sanitaires liés à l'inhalation des composés volatils.
Lors de la mise en oeuvre du projet, un suivi qualité des sols devra être mis en place pour les éventuels travaux d'excavation qui atteindraient la couche de remnlais enfouis afin d'orienter la destination finale des déblais en cas de non réutilisation sur site. Les matériaux utilisés pour les canalisations, notamment en eau potable, devront également être ensensibles aux susbtances présentes dans les sols et/ou la nappe. Tous les réseaux seront étanches et protégés contre les phénomènes de corrsion. Une vérification périodique de l'état des réseaux d'eau potable devra être réalisée à une fréquence quinquennale.

Lors de la visite du 9 avril 2008, il a été constaté la présence de déchets aériens sur site, notamment environ 5000 tonnes de dolomies et 2500t de déchets divers, en cours d'évaluation. Ce site est entouré d'arbres à hautes tiges, difficilement accessible au public et fermé en dehors des heures de fonctionnement.
Les travaux de confinement à l'aide de terres inertes ont commencé en juillet 2008.

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