Description du site :
Les activités ont débuté en 1893 sur ce site, par l'exploitation du charbon extrait du puit VI,on trouvait alors sur ce site, les installations d'extraction, des installations de pompage des eaux, un lavoir et une briquerie. La première batterie de fours de cokéfaction a été construite en 1904.
L' actuelle cokerie des Houillères du Bassin de Lorraine regroupe :
- Carling 2 : 86 fours . batteries 21 et 22 fonctionnant en pilonné ou préchauffé. Production de 1 600 t/jour en pilonné ou 2 100 t/jour en préchauffé.
- Carling 3 : 120 fours fonctionnant en pilonné. Production 2 100 t/ jour
- four tournant : Production 300 t/jour
Installations annexes de traitement et de stockage de benzols, goudrons, acides, etc....
Une lagune de 1.5 hectares a été exploitée de 1938 à 1990, les eaux ammoniacales transitaient par cette lagune avant rejet dans le Merle.On estime que durant cette période 800 000 tonnes ont transité par cette lagune.
Description qualitative à la date du 30/04/2009 :
Surveillance de la qualité des eaux souterraines sur l'ensemble de la plateforme de Carling prescrite par arrêté préfectoral du 05/06/2001
Une étude Hydrogéologique détaillée du site a été remise à la DRIRE le 9 octobre 2001 dans le cadre de la mise en place d'une surveillance des eaux souterraines, les premiers prélèvements ont été réalisés le 28/11/2001.
Une Evaluation Simplifiée des Risques a été réalisée par l'exploitant, cette étude a été remise aux services de la préfecture de la Moselle le 15 avril 2003.
Cette étude démontre un très fort impact du site sur les eaux souterraines, la lagune et les anciens stockages de goudrons exploités jusqu'en 1962 sont à l'origine de pollutions par des hydrocarbures.
Le site est classé 1, c'est à dire nécessitant des investigations complémentaires ou des travaux de dépollutions des sols.
Les investigations approfondies réalisées en 2004 par Charbonnages de France ont mis en évidence 7 zones contaminées. Les principaux composés détectés sont les BTEX, les HAP, les COHV, le CN et les métaux.
Ces investigations ont également mis en évidence une contamination importante de la nappe des Grès du Trias Inférieur aux BTEX (benzène en particulier), ainsi qu'aux sulfates, phénols, cyanures et nickel.
La présence d'horizons humides contaminés aux BTEX et HAP a également été détectée. Cette pollution est actuellement confinée par le piège hydraulique créé par l'important dispositif d'alimentation en eau industrielle de la zone (géré par le Syndicat des Eaux de l'Est).
L'EDR santé réalisée à l'issue de ces investigations approfondies a conclu sur la nécessité de décontaminer certaines zones (extinction, distillation, traitement des gaz et fuel) afin de rendre le risque acceptable sur le site et pour les populations riveraines. La société Cokes de Carling étudiera les solutions possibles compte tenu du maintien de l'activité sur le site.
Au regard de l'importance de la contamination au benzène mise en évidence, de la nécessaire protection de la ressource que constitue la nappe des Grès et du caractère fortuit du piège hydraulique existant, la décontamination de la nappe a été prescrite à la société Cokes de Carling, ainsi qu'à la société TOTAL PETROCHEMICALS FRANCE voisine, eu égard à son implication dans la pollution décelée.
Par arrêté du 18 juin 2008, il a été demandé à TPF et Cokes de Carling de garantir la pérennité du piège hydraulique.