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Base de données BASOL sur les sites et sols pollués
(ou potentiellement pollués) appelant
une action des pouvoirs publics, à titre préventif ou curatif

Région : LORRAINE
Département : 57
Site numéro : 119
Date de création de la fiche ou de sa dernière mise à jour : 21/07/2008
Auteur de la qualification : DRIRE (subdivision de Metz)

Localisation et identification du site
Nom usuel du site : ANCIEN DEPOT SOTRAMEUSE

Localisation  :
Commune : METZ
Code postal : 57000 - Code INSEE : 57463

Affichage cartographique :
BASIAS - GEOSIGNAL
Coordonnées Lambert X : 884784,15   Y : 2463701,9
Référentiel : LAMBERT II ETENDU
Précision : ADRESSE (RUE)   
Adresse : boulevard solidarité
                  Lieu-dit :

Responsable(s) actuel(s) du site : EXPLOITANT (si ICPE ancienne dont l'exploitant existe encore ou ICPE en activité)

Nom : Géodis BM
   il s'agit DU DERNIER EXPLOITANT

La qualité du responsable :
PERSONNE MORALE PRIVEE


Propriétaire(s) du site :

Nom Qualité Coordonnées


Caractérisation du site

Description du site :
Parcelle anciennement exploitée par la société Sotrameuse ( groupe Geodis BM ), jusqu'en 1990.
Sur ce site étaient pratiqués le stationnement, l'entretien et la réparation de camions ainsi que le lavage des citernes de camions.
Actuellement, la société BM Chimie ( groupe Geodis BM ) exploite la parcelle voisine, avec des activités relativement semblables à celles de Sotrameuse.
Le propriétaire de la parcelle polluée est l'Etablissement Public de la Métropole Lorraine.
Le site est situé sur une zone industrielle et à vocation à le rester : il s'agit d'un site à usage non sensible.

 

Description qualitative à la date du 21/07/2008 :
Lors d'une visite de la société voisine, BM Chimie, le 14/01/2002, il est apparu que la parcelle anciennement exploitée par Sotrameuse n'avait pas été remise en état.
L'exploitation de cette station de lavage ainsi que d'un transformateur à pyralène a cessé en 1991.
Il a alors été demandé à Geodis BM de réaliser une Etude Simplifiée des Risques (par lettre à l'exploitant), qui nous est arrivée le 17/06/2002.
Il ressort de l'ESR que le site concerné se classe en Classe 2 ( à surveiller ). Les eaux souterraines n'ont pas été retenue pour effectuer cette étude, car une couche d'argile de 25 m d'épaisseur protège un aquifère non utlisé pour l'alimentation en eau potable.
De même, les eaux de surface n'ont pas non plus été retenues, aucun cours d'eau ne passant à proximité du site.

Les prélèvements et les analyses réalisés ont montré l'existence de trois sources de pollution correspondant à des sols pollués (ces valeurs restant inférieures aux VCI correspondantes pour un usage non sensible)
- la zone de l'ancien transformateur à pyralène, source de pollution en PCB
- la zone d'une ancienne cuve à mazout et d'une machinerie, source de pollution en Benzo(a)anthracène et en Benzo(a)pyrène
- la zone d'un dépot de remblais routiers, source de pollution en chrome.

Les compléments d’analyses de sols fournis par GEOSUM en janvier 2003 à la demande de l’EPFL montre que les sols analysés au niveau des zones de parking camions et parking camions tournants ne présentent pas, pour les éléments analysés, de valeurs supérieures aux VDSS à l’exception du chrome. Etant donné les faibles valeurs de chrome enregistrées, il peut s’agir d’un bruit de fond géochimique élevé. Compte tenu du fait que des populations peuvent être exposées à ce milieu, une source de pollution en chrome sera néanmoins retenue pour l’ESR.
L’ESR finalisée en janvier 2003 conclut que sur l’ensemble du site se classe en 1 (investigations approfondies) et que les zones de parking camions et parking camions tournants se classent en 2 (à surveiller). La réalisation d’un revêtement de bitume permettrait d’éliminer les risques encourus par une population au niveau de la zone des parkings en éliminant la voie de transfert (surface du sol).
L’EDR d’août 2003 effectuée sur la zone de dépôt de remblais routiers ne montre aucun risque inacceptable pour un usage non sensible de cette zone.

Il sera demandé à Geodis BM de proposer la mise en place d'une surveillance, et d'envisager la dépollution éventuelle du site.
Par courrier du 20 octobre 2003, l'exploitant a annoncé qu'il procédera à la dépollution de la zone contaminée par les PCB.
L'excavation et le traitement des terres polluées aux HC et PCB ont été réalisés.

Réalisation de 2 ESR de contrôle en février 2004. Les résultats des prélèvements et analyses de sols des anciennes zones contaminées en HCT, HAP et PCB montrent, après excavation, l’absence de source de pollution. Les anciennes zones contaminées peuvent donc être considérées comme des zones banalisables.

En avril 2004, une évaluation des risques pour une utilisation sensible de la zone des remblais routiers a été réalisée et ne montre aucun risque inacceptable pour un usage sensible de cette zone en l’état.

En 2004, l'EPFL a effectué des travaux de démolition des anciens bâtiments industriels. Au cours de ce chantier, une nappe d'HC a été découverte sous le dallage de la station de lavage dans le prolongement du terrain dépollué par BM CHIMIE.

En décembre 2004, une reconnaissance de l’extension d’une contamination des sols par hydrocarbures au droit de l’ancienne station de lavage a été réalisée. Les analyses ont permis de mettre en évidence :
-une zone polluée s’étendant sur 1000m², en version moyenne mais pouvant doubler selon l’extension de la contamination au nord de la station,
-la contamination est essentiellement contenue à l’interface des remblais du site avec les argiles du substratum présentes vers 0.70m de profondeur,
-la contamination est due à des gasoils et/ou des essences plus ou moins biodégradées.
Les volumes moyens de terres contaminées par les HCT à traiter ont été estimés à 400m3 dont 40m3 contiennent des HAP. Le traitement des terres peut se faire hors site ou sur site (moins cher). Des sondages de reconnaissance complémentaires sont souhaitables pour optimiser l’aspect financier.

Sur proposition de la drire il a été prescrit à l'encontre de l'exploitant, par arrêté du 25 mars 2005, la réalisation d'analyses complémentaires. Suite à ces investigations, BM CHIMIE a comme obligation de recouvrir les sols pollués.
La ville de Metz projette de développer des activités tertiaires sur ce site et, pour garantir ces implantations, souhaite l'évacuation de cette poche d'HC. La ville a sollicité la politique régionale des Sites et Sols pollués pour assurer ces travaux de dépollution.

L'EPFL fait parvenir un rapport de fin de travaux en mars 2006. Les opérations ont consistées à neutraliser de l'ancienne fosse à goudrons d'une capacité d'environ 12m3 : pompage et extraction mécanique des déchets, transport et traitement en centre agréé puis nettoyage de l'ouvrage.

Une réunion s'est déroulée en Mairie de Metz le 24 mai 2007 en présence de la DRIRE, de l'EPFL, du propriétaire du site et de la Mairie de Metz. Compte tenu des projets futurs de la ville de Metz, de la signature d'une convention entre l'EPFL et SOTRAMEUSE afin que cette dernière participe à hauteur de 30 000€ à la dépollution totale de la zone concernée. Cette solution permettrait de réutiliser la zone pour tout nouvel usage compatible avec les documents d'urbanisme.

La visite d'inspection du 23 novembre 2007 a permis de vérifier que le site était clôturé sur toute la périphérie. Aucun bâtiment ne subsiste sur le site. Le site est considéré comme mis en sécurité pour son usage actuel (friche clôturée). La remise en état qui incombe à l'exploitant peut donc être suspendue jusqu'à la dépollution totale de la zone polluée par les HC.

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