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Base de données BASOL sur les sites et sols pollués
(ou potentiellement pollués) appelant
une action des pouvoirs publics, à titre préventif ou curatif

Région : NORD PAS DE CALAIS
Département : 59
Site numéro : 440
Date de création de la fiche ou de sa dernière mise à jour : 05/12/2005
Auteur de la qualification : DRIRE (GS de Valenciennes)

Localisation et identification du site
Nom usuel du site : Vallourec AESV

Localisation  :
Commune : ANZIN
Code postal : 59410 - Code INSEE : 59014

Affichage cartographique :
BASIAS - GEOSIGNAL
Coordonnées Lambert X : 684383   Y : 2598328
Référentiel : LAMBERT II ETENDU
Précision : ADRESSE (RUE)   
Adresse : rue de l'Escaut
                  Lieu-dit :

Responsable(s) actuel(s) du site : EXPLOITANT (si ICPE ancienne dont l'exploitant existe encore ou ICPE en activité)

Nom : Vallourec
   il s'agit DU DERNIER EXPLOITANT

La qualité du responsable :
PERSONNE MORALE PRIVEE


Propriétaire(s) du site :

Nom Qualité Coordonnées
Etablissement Public Foncier PERSONNE MORALE PUBLIQUE


Caractérisation du site

Description du site :
L'exploitation du site AESV a cessé en 2000 lorsque la société Vallourec, pour rationaliser son outil de production, a décidé de rapatrier à la Tuberie de Saint-Saulve les activités jusqu'alors exercées en cette usine.

Auparavant, l'aciérie exploitée par la société Vallourec à Anzin sur le terrain mitoyen du site AESV avait été mise à l'arrêt vers la fin des années 80.

 Environnement du site

Le site (d'une superficie totale de 21,1 ha, 6,3 ha pour la partie AESV et 14,8 ha pour la zone dite de la friche) se trouve sur les rives de l'Escaut dans un secteur densément urbanisé.

La géologie de la région de Valenciennes se caractérise de la manière suivante :
- des limons quaternaires en surface ;
- des formations tertiaires argileuses (argiles de Louvoil) et/ou sableuses (Landénien) ;
- des formations crayeuses du secondaire (Senonien et Turonien) ;
- un substratum marneux.

Enfin, dans le secteur d'étude, il existe deux nappes d'eaux souterraines :
- la nappe de la craie (usuellement exploitée pour la production d'eau potable) ;
- la nappe alluviale.

Il n'existe pas d'intervalle entre les alluvions et la craie plus ou moins marneuse : les deux nappes sont donc régulièrement en communication hydraulique.

 

Description qualitative à la date du 27/12/2004 :
La société V&M France a confié la réalisation des études de sols au bureau d'études LECES. En complément, à la demande de l'exploitant, le bureau d'études Tauw Environnement a procédé à une analyse critique des études confiées au LECES.

Ce site, considéré dans sa globalité, relève de la classe 1 pour le milieu sol en considérant :
- un usage non sensible ;
- un site clôturé et gardienné ;
- la présente de moins de 50 « travailleurs avertis » sur site.

Le tableau ci-dessous récapitule le classement global du site :

--> Site AESV :

Polluants Clt ESR des différents milieux d’exposition
Type Substance Eaux superficielles Eaux souterraines Sols
Organique Hydrocarbures
aliphatiques 2 2 2
Métaux
lourds Cuivre 2 2 2


--> Site de la friche :

Polluants Clt ESR des différents milieux d’exposition
Type Substance Eaux superficielles Eaux souterraines Sols
Organique Hydrocarbures
aliphatiques 3 2 3
Organique HAP 3 2 1
Métaux
lourds plomb 3 2 1

Les zones concernées par le classement en classe 1 du site sont :
- le secteur du parachèvement ;
- la zone de l'atelier à dolomie.

Au niveau de l'atelier à dolomie, une poche de goudrons a été découverte. Cette poche de pollution (ainsi que l'ensemble des terres souillées par elle) a été excavée et éliminée en CET de classe 1.

Des analyses ont été réalisées sur les parois de la fouille après les travaux de curetage : les résultats obtenus lors des analyses sont inférieurs aux valeurs dites VDSS pour les polluants concernés : cette zone ne constitue donc plus une source de pollution. Par ailleurs, le site n'est plus classé en classe 1 du fait de la présence de sources de pollutions organiques.

Cette étude permet donc de constater qu'à l'issue des opérations de curetage de la zone polluée par des goudrons dans le secteur de l'atelier à dolomie, le site ne relève plus de la classe 1 pour le milieu sol que dans le secteur du parachèvement (pollution par le plomb).

Il convient de noter que la société Tauw Environnement qui a porté un regard critique sur les études de sols réalisées précise : « Les études ont porté sur le diagnostic de 2 sites industriels plus que centenaires et de grandes dimensions qui, au cours du temps ont subi de nombreuses évolutions et modifications de leurs installations et qui maintenant sont désaffectés, ce qui rend d'autant plus difficile la recherche et la connaissance approfondies des différentes activités qui ont pu se dérouler au fil du temps : dispersion ou destruction des archives des entreprises, disparition des anciens exploitants...

Les documents joints en annexe des rapports (...) remontent jusqu'à 1914 et leur qualité prouve que le LECES a exploité du mieux possible les ressources d'informations mises à leur disposition par les services actuels de V&M.

Selon notre expérience au sujet de sites similaires, dans la mesure où il est pratiquement impossible et illusoire de retracer de manière plus précise le passé d'un site et dans la mesure où pour le site en friche il n'existe pratiquement aucun point de repère qui permettent de localiser précisément les anciennes installations (en particulier cuves enterrées et autres stockages), la stratégie d'investigations la plus efficace et qui visiblement a été mise en oeuvre par LECES est la suivante :
- de répertorier et de localiser les principales activités génériques puis de lister en correspondance les principaux polluants potentiels qui ont pu être utilisés ;
- d'engager une première campagne d'investigations de terrain (sondages sols, piézomètres et analyses des polluants) selon les données référencées précédemment et les observations effectuées sur le terrain ;
- après exploitation des nouvelles données acquises (constats d'impacts selon les relevés de terrain et les résultats d'analyse), si nécessaire engagement d'une campagne complémentaire d'investigations de terrain afin de préciser certains des impacts ou de rechercher de nouvelles sources liées des impacts.

Après un examen détaillé de l'ensemble des rapports d'études cités au chapitre 1 [NDR : du rapport Tauw Environnement référencé R/4100270.01.V01 du 18 juin 2002] et qui nous a permis de dresser le présent bilan de la situation, globalement il nous semble que l'ampleur, la teneur et la qualité des études réalisées sont satisfaisantes et suffisantes dans le cadre de l’établissement d'un diagnostic initial et d'une ESR des sites.

En particulier, on peut noter que le nombre total de points de sondages et d'analyses qui ont été réalisés est tout à fait considérable (...) »


Au-delà de ces études conduites sous la responsabilité de la société V&M France, des études ont également été conduites par le bureau d'études ETRS pour le compte de la communauté d'agglomérations Valenciennes Métropole et de l'EPF qui assiste la communauté d'agglomérations dans le cadre de l'acquisition de ce terrain pressenti pour accueillir un axe routier important (le « quatrième pont » du Valenciennois prendra notamment pied dans cette friche) et la zone franche urbaine décidée par le gouvernement pour revitaliser économiquement le Valenciennois.

La mission confiée à ETRS a permis d'identifier quelques sources de pollution qui n'avaient pas été détectées lors des études de sols menées par le LECES. Ces sources de pollution très localisées ont été traitées par V&M France sous le contrôle d'ETRS mandaté par l'EPF (qui assiste Valenciennes Métropole). En particulier, des analyses ont été faites après les travaux d'excavation des terres (pour vérifier que la teneur en polluants ne dépassait pas la valeur dite VDSS).

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