Description du site :
Entreprise de travail des métaux, transformation de fils métalliques, avec ateliers de traitements de surfaces et de traitements thermiques.
Stockage de liquides inflammable et d'acides.
Une décharge interne a existé à l'emplacement de l'actuel parc à fils.
Le site est traversé par La Semouse qui est en partie recouverte.
Description qualitative à la date du 28/05/2008 :
L'exploitant a remis à la DRIRE le 02 mai 2003, un diagnostic sur la pollution du site.
Une trentaine de sondages et prélèvements de sols ont été réalisés, à des emplacements déterminés en fonction de l'impact potentiel sur les sols des activités passées et actuelles de l'usine.
Tous les lieux de stockages et de manipulations d'hydrocarbures et de produits chimiques divers ont fait l'objet d'analyses.
Une contamination des sols par des hydrocarbures a été détectée à l'emplacement de l'actuel parc à fils. Les terres polluées ont été excavées sur une profondeur comprise entre 0.5 et 2 mètres. Elles sont actuellement stockées sur le site sous un merlon recouvert d'une couche d'argile imperméable. Cette technique a été retenue compte-tenu du faible niveau de contamination des terres, entre 100 et 700 mg/kg d'hydrocarbures.
De même il a été détecté une pollution des sols par du pyralène au pied d'un transformateur électrique, cette zone contaminée a été excavée, en janvier 2005, les déblais ont été dirigés vers un centre de traitement.
Des prélèvements et analyses d'eaux souterraines ont été réalisés, tous les éléments sont conformes aux critères de potabilité excepté pour le bore avec une concentration de 4.6 mg/l pour un seuil de potabilité de 0.3 mg/l.
Des analyses des eaux de La Semouse ont également été réalisées, une concentration en hydrocarbures de 0.4 mg/l a été mesurée. Ces mesures ont été complétées par des analyses de bryophytes, mousses, prélevées dans la rivière, qui ont révélé l'existence d'une contamination par des hydrocarbures.
Ces éléments tendent à prouver qu'il existe une pollution faible mais chronique de La Semouse par des hydrocarbures.
La surveillance de la qualité des eaux de La Semouse doit être poursuivie afin de vérifier que l'excavation des terres polluées a effectivement permis de supprimer la source de pollution des eaux superficielles en totalité.
Une Evaluation Simplifiée des Risques a été réalisée et remise à la DRIRE en décembre 2005.
Les analyses effectuées en 2005, montrent l'absence de contamination des eaux souterraines et superficielles.
Plusieurs sources de pollution encore présentes dans les sols ont été détectées lors de la campagne d'investigations menée en 2005.
Des zones souillées par des hydrocarbures ont été identifiées, au droit des ateliers.
L'étude historique a révélé l'existence d'une ancienne usine à gaz, une ancienne cuve renfermant encore des goudrons a été retrouvée.
A l'issue de l'ESR le site est classé 2, à surveiller, dans le cadre du maintien d'un usage industriel du site.
La fosse à goudron, et les cuves de fuel ont été inertées.
Les principales sources de pollution ont été traitées.
Dans l'arrêté préfectoral du 17 août 2006, article 2 : il est demandé que l'exploitant réalisera tous les trimestres les analyses suivantes : pH, Cu, Ni, Zn, Cr, Bo, Ba, nitrites, fluorures et HCT,en amont et aval du site.
L'arrêté préfectoral du 15 mai 2007 ajoute les HAP à la surveillance
et la surveillance des sources de pollution : dans les 2 mois, l'exploitant est tenu de réglementer l'accès aux sources de pollution 1, 2, 3, 5, 6 et 7 et de mettre en place une procédure destinée à pérenniser l'efficacité des protections mises en places vis à vis du contact direct ou de l'ingestion desdites sources.
Résumé ESR du 12 juin 2007 :
2001 : Réalisation de sondages pour évaluer l’impact éventuel du site au niveau du sol par rapport aux installations sensibles comme les bacs, les cuves et les stockages et d’un point de vue général.
Analyses sur HCT, COHV, éléments métalliques, PCB et HAP.
2002 : Travaux de terrassement au droit d’une zone contaminée par les HC, nickel et chrome. Terres stockées en partie aval du site et recouvertes d’une épaisse couche d’argiles.
Elimination de la source PCB en centre agréé (janvier 2005).
ESR de 2005 : mise en évidence de 7 sources de pollution :
- nickel en concentration supérieure à la VCI non sensible au niveau des terres excavées de la zone du parc à fils et actuellement confinées,
- HCT au niveau de la partie superficielle des dalles de l’atelier FS en concentration supérieure à la VDSS mais inférieure à la VCI non sensible,
- Bore dans les sols situés sous la dalle de l’ancien atelier décaperie en concentration supérieure à la VDSS mais inférieure à la VCI non sensible,
- Goudron pur et eau goudronneuse au niveau de la fosse à goudron de l’ancienne tremperie,
- Source de contamination par HCT au niveau des traces d’huiles détectées dans les sables présents sur la dalle du sous sol de l’atelier dit LA,
- Source de contamination par HCT au niveau des boues de fond de cuve présentes sur la dalle des deux cuves en sous sol de l’atelier dit LA,
- Présence de contamination par les HAP au niveau des sols situés à proximité de la cuve à goudron.
Les eaux souterraines : au droit de l’atelier de traitement de surfaces : légère contamination par les HC au niveau de l’eau interstitielle, concentration un peu élevée en bore (bain BORAX) et traces de tricholoéthylène et de 1, 1, 1 trichloroéthane.
Implantation d’un piézomètre en aval de l’atelier du traitement de surfaces. Analyses de 2004 et 2005 montrent des concentrations en HC inférieures aux limites de quantification ainsi que des traces de bore.
Les eaux superficielles : analyse de la Semouse en 2001. Constat d’impact du site sur l’eau pour les HCT. L’analyse sur les bryophytes et les mousses a confirmé cet impact (différence significative entre l’amont et l’aval).
Nouvelle campagne en 2004. Les mesures montrent l’absence d’impact du site sur la rivière (concentrations amont et aval inférieures aux limites de quantification). Résultat confirmé par les analyses sur les bryophytes. Atténuation de la contamination chronique observée en 2001.
2006-2007 : mise en œuvre par la TDV des actions suivantes :
- caractérisation de la source 1 : résultats d’analyses sur le lixiviat montrent le caractère inerte des terres,
- transfert des activités responsables de la source 2,
- source 3 : les sols de l’ancienne décaperie ont été enlevés et traités en centre agréé,
- source 4 ; pompage, nettoyage et comblement de la fosse à goudron,
- source 6 : pompage, nettoyage et élimination des cuves de fiooul.
Les sources 5 et 7 ne nécessitent pas de travaux immédiats et sont intégrées dans la surveillance du site.
Résultat de l'ESR
Proposition d’une surveillance semestrielle de la qualité des eaux de la rivière + réglementation des accès au niveau des sources 1, 2, 3, 5, 6 et 7 et mise en place d’une surveillance vis-à-vis du contact direct.
L'arrêté préfectoral du du 1er aout 2007 prescrit une surveillance en amont et en aval du site. Analyses trimestrielles sur pH, Cu, Ni, Zn, Cr, B, Ba, Nitrites, fluorures, HCT, HAP.