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Base de données BASOL sur les sites et sols pollués
(ou potentiellement pollués) appelant
une action des pouvoirs publics, à titre préventif ou curatif

Région : LORRAINE
Département : 88
Site numéro : 35
Date de création de la fiche ou de sa dernière mise à jour : 12/06/2008
Auteur de la qualification : DRIRE (Groupe de Subdivisions des Vosges)

Localisation et identification du site
Nom usuel du site : T.R.W

Localisation  :
Commune : RAMONCHAMP
Code postal : 88160 - Code INSEE : 88369

Affichage cartographique :
BASIAS - GEOSIGNAL
Coordonnées Lambert X : 929430   Y : 2329950
Référentiel : LAMBERT II ETENDU
Précision : ADRESSE (NUMERO)   
Adresse : 77 rue de l'Etat
                  Lieu-dit :

Responsable(s) actuel(s) du site : EXPLOITANT (si ICPE ancienne dont l'exploitant existe encore ou ICPE en activité)

Nom : T.R.W Automotive
   il s'agit DU DERNIER EXPLOITANT

La qualité du responsable :
PERSONNE MORALE PRIVEE


Propriétaire(s) du site :

Nom Qualité Coordonnées
T.R.W automotive PERSONNE MORALE PRIVEE


Caractérisation du site

Description du site :
Depuis 1980, la société T.R.W. automotive exploite à Ramonchamp, une usine qui regroupe des ateliers d'usinage et de traitement de surface de pièces forgées destinées au secteur automobile.

 

Description qualitative à la date du 16/05/2008 :
Le 17 décembre 2001, la société T.R.W a procédé à l'enlèvement de 5 cuves enterrées qui avaient été utilisées pour le stockage des huiles machines.
Sous l'une des cuves, il a été constaté des traces d'hydrocarbures, des analyses de sols ont été réalisées et ont montré une forte pollution des sols, teneurs en hydrocarbures supérieures à la valeur de source-sol de 2500 mg/kg MS, ( entre 5000 et 19000 mg/Kg MS).
La société TRW a alerté la DRIRE.
L'excavation et l'élimination des terres souillées, la réalisation d'analyses après excavation, ainsi que la réalisation d'une Evaluation Simplifiée des Risques, ESR, ont été prescrites par arrêté préfectoral du 25 février 2002.
10 M3 de terres souillées ont été excavées et dirigées vers un centre de traitement.
Un prélèvement d'eau a été réalisé dans la nappe au droit des anciennes cuves, les analyses n'ont pas révélées la présence d'hydrocarbures dans les eaux souterraines à cet endroit.
Des analyses ont été réalisées dans les sols après excavation des terres souillées et montre encore la présence d'hydrocarbures mais à faible concentration entre 500 et 5000 mg/Kg MS.
L'étape A a été remise à la DRIRE le 10 octobre 2002, cette étude montre la nécessité de poursuivre les investigations et d'effectuer des prélèvements et analyses de sols.
Parallèlement, la DRIRE a demandé à l'exploitant de mettre en place un dispositif de surveillance de la qualité des eaux souterraines, sur la globalité du site, au travers de trois piézomètres, un en amont et les deux autres implantés en aval hydraulique. Les paramètres analysés sont les Hydrocarbures totaux, les métaux lourds, les composés organo-halogénés et les polychlorobiphényles.
Des impacts sur les eaux souterraines ont été mis en évidence, par plusieurs dépassements des critères retenus ( Valeur de Constat d'Impact, VCI usage sensible). La présence d'hydrocarbures totaux et de produits de dégradation du trichloroéthylène dans des piézomètres implantés aval du site, atteste d'une pollution ancienne.
Suite à cette première étape, une Evaluation Simplifiée des Risques a été finalisée en mars 2003.
Les résultats de la classification du site, pour chacune des cibles considérées, sont les suivants :
- nécessitant des investigations approfondies pour son impact sur les eaux souterraines, classe 1;
- à surveiller pour les sols dans le cadre d'un usage industriel, classe 2;
- banalisable pour les eaux superficielles dans le cadre d'un usage récréatif ou piscicole, classe 3.
Suite à l'ESR, préalablement au traitement de la pollution, un programme d'investigations, visant à délimiter avec précision l'étendue de la zone polluée, a été présenté le 25 juillet 2003.
Une zone polluée par des PCB au droit de l'ancien stockage enterré d'huiles a été identifiée, les terres souillées ont été excavées et traitées en biocentre.
Au droit de l'ancien stockage de fuel, une zone polluée par des hydrocarbures est en cours de traitement.
De plus les mesures réalisées sur les eaux souterraines ont mis en évidence la présence d'hydrocarbures flottant au toit de la nappe.
Considérant l'existence d'un captage AEP en position latérale par rapport au sens d'écoulement de la nappe, 4 piézomètres de surveillance ont été implantés afin de prévenir une éventuelle migration de la pollution.
Un dispositif de traitement par pompage écrémage a été mis en oeuvre en septembre 2003, afin de traiter cette pollution. Les dernières analyses montrent une diminution de la pollution, cependant le traitement doit être poursuivi.

Par l'arrêté du 15 mars 2005, l’exploitant est tenu de dépolluer les eaux souterraines par un pompage/écrémage, fonctionnant en circuit fermé au niveau de l’ancienne zone de stockage de fioul. Les déchets seront traités dans des installations dûment autorisées à cet effet. Pour la surveillance des eaux souterraines, l’exploitant doit compléter son réseau piézométrique par la pose de 4 piézomètres supplémentaires (un dans le hall de l’usine, un en aval due PZ5 et deux en aval de l’usine). Les analyses seront au minimum semestrielles sur les HCT, COHV, Fe, Mn, ammonium, oxygène dissous.


Suite à la visite du 19 décembre 2006, il est observé que le traitement par pompage-écrémage (dépollution de l'ancienne zone de stockage de fuel) associé à la biorémédiation est mise en oeuvre depuis avril 2005. Ce traitement a permis de récupérer 830L de flottant et d'émulsion en 12 mois. La phase libre flottante à la surface de la nappe a disparu. Cependant les concentrations en HCT ont augmenté dans les piézomètres PZ4 (au droit de l'ancien stockage de fuel) et PZ2 (situé quelques dizaines de mètres en aval de PZ4). L'exploitant doit en conséquent envisager l'installation d'une pompe à une profondeur plus importante, l'augmentation du débit de pompage, l'augmentation de la teneur en oxygène dans la zone non saturée, un contrôle plus fréquent de PZ2, l'ajout de 2 piézomètres (un près de PZ4 et un entre PZ4 et PZ2) et l'analyse de la coupe pétrolière des hydrocarbures. Pour la surveillance de l'ancienne zone de stockage d'huile, les analyses ont révélé une concentration plus important en 2006 qu'en 2005 pour les hydrocarbures en période de basses eaux au droit de l'ancien stockage d'huile (PZ5). L'exploitant devra donc envisager de continuer la surveillance de cette zone. Pour la surveillance du site pour le paramètre COHV, les analyses montrent une diminution des concentrations maximales dans PZ5 et PZ6. Le panache de pollution a atteint le piézomètre PZ8 en hautes eaux. L'exploitant devra donc poursuivre la surveillance, rajouter deux piézomètres en aval du site et réaliser une EDR en 2007.

Par arrêté du 6 mars 2008, la dépollution est arrêtée et le suivi des eaux superficielles est prescrit (annuel sur les COVH) et eaux souterraines (semestrielle sur les HCT, COHV, Fe, Mn, NH4, Oxygène).
L'arrêté préfectoral du 15 mars 2005 est abrogé.

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